Derrière les projecteurs et les applaudissements, que reste-t-il vraiment ? Pour Julien Lieb, finaliste de la dernière édition de la Star Academy, la réponse est claire : l’épuisement, les larmes, et une vérité brutale. Pour la première — et sans doute la dernière — fois, il accepte de raconter à RFM ce que personne n’a encore osé dévoiler : les coulisses d’un rêve devenu réalité… mais à quel prix ?

 


De “sans abri ni argent” à la plus grande scène de France

Julien Lieb n’est pas né avec une cuillère en argent dans la bouche. Avant d’entrer dans la Star Academy, il touchait le fond.

« Je n’avais plus de toit, plus de travail et même plus d’argent pour me nourrir », confie-t-il avec une sincérité bouleversante.

Son passé, marqué par un bégaiement difficile à gérer et le décès brutal de son père, l’avait plongé dans une profonde zone de turbulence émotionnelle. Mais c’est justement dans ce chaos que la musique lui a tendu la main.

« Je travaillais dans une entreprise de recyclage de palettes. Ce n’était pas glamour, mais cela m’a forgé un mental. C’est là que j’ai décidé de me battre. »

Star Academy : Lumières devant, fatigue derrière

Lorsqu’il intègre l’émission mythique, la vie de Julien change radicalement. Mais ce qui aurait pu être une simple émission devient une aventure humaine incroyable.

« Avec Pierre Garnier, Héléna et les autres, on est devenus une vraie famille. C’était bien plus qu’un concours. »

Cette fraternité se renforce encore davantage après la finale, au moment de la tournée nationale. Une tournée démentielle : 75 concerts en à peine 4 mois. Un rythme fou, même pour des artistes aguerris.

 

« On est tous tombés malades » : la tournée de trop ?


Julien n’édulcore rien. Ce qu’il raconte à RFM est sans filtre, sans masque.

« C’était trop intense. On ne se reposait jamais. Tout le monde est tombé malade. Moi, Pierre, Héléna… on était tous à bout. »

Il se souvient de plusieurs concerts dans des Zéniths bondés où il a dû chanter entre deux quintes de toux :

« Je vomissais plusieurs fois par jour à cause de la toux. Je me suis évanoui en coulisses, j’ai failli tomber sur scène. »

La fatigue était telle que son corps a fini par lâcher. Et pourtant, il n’a jamais annulé. Jamais abandonné.

 

Des larmes, mais aucun regret

Ce qui frappe chez Julien, c’est qu’il ne se plaint jamais. Malgré les blessures physiques et morales, il ne regrette rien.

« Oui, c’était dur. Mais dès que j’entendais le public chanter avec moi, tout valait la peine. »

C’est sur scène qu’il panse ses plaies. La musique l’a sauvé, et c’est devant ses fans qu’il trouve la force de continuer.

 

Pourquoi il n’en avait jamais parlé jusqu’à maintenant ?


Quand l’animatrice de RFM lui demande pourquoi il a gardé le silence si longtemps, Julien sourit.

« Je ne voulais pas casser l’image magique que les gens avaient de cette aventure. Mais il est temps de dire la vérité. »

La vérité, c’est qu’un rêve peut aussi faire mal. Ce sont des nuits sans sommeil dans un bus, des repas avalés en vitesse, des balances bâclées, des maquilleuses qui couvrent les cernes… et des larmes qu’on essuie seul, dans l’ombre.

 

Et maintenant, que reste-t-il ?

Pour Julien, ce n’est ni la gloire ni l’argent qui comptent. Ce qui lui reste, c’est l’homme qu’il est devenu. Un jeune artiste qui n’avait rien et qui, grâce à sa résilience et à sa passion, a conquis le cœur des Français.

« Je mesure ma chance. Si c’était à refaire, je referais tout… Mais peut-être avec un peu plus de sommeil », ajoute-t-il en riant.