Patrick Bruel, vigneron au domaine de Léos : «Le vin est ma toute première passion»
LEOS SDP
Chanteur parmi les plus populaires de France, Patrick Bruel est aussi un grand passionné de vin. Propriétaire du domaine de Léos, où il produit notamment une huile d’olive exceptionnelle, il dévoile au Figaro Vin les raisons de son retour à la terre.
Patrick BRUEL.- Le vin est ma toute première passion. Le sujet m’intéresse depuis toujours, et j’ai un rapport très affectif avec certains flacons. J’entends depuis des années cette petite voix dans ma tête, qui me disait : un jour, tu feras du vin. Lorsque j’ai repris le domaine en 2006, je n’avais pourtant aucune velléité agricole, je cherchais simplement une maison de famille, et cet endroit est devenu le centre de mon monde, quelque part entre l’Algérie et Paris. Avec ce lieu, je voulais d’une certaine façon planter les racines de ma famille. C’est la rencontre avec Lilian Bérillon et Stéphane de Renoncourt qui a ouvert le champ des possibles. J’avais une idée – certes floue – du vin que je voulais faire, et notamment de planter des cépages bordelais – cabernet sauvignon et francs – au milieu de ces cépages du Rhône.
Quelles ont été vos plus grandes émotions en matière de vin ?
Le domaine Le Chevalier Blanc 1973. Avant de le goûter, je ne m’intéressais pas vraiment au vin blanc. C’est le chef Frédy Girardet qui me l’avait recommandé en 1990, et cela a été une véritable révélation.
Comment vous impliquez-vous dans le vignoble, de la vigne à la commercialisation, en passant par le chai ?
C’est avec l’arrivée du vigneron Nicolas Jaboulet que l’aventure a pris une autre forme. Nous avons partagé et mutualisé nos passions, nos compétences. Pour tout vous dire, j’avais besoin d’un nom plus important que le mien. Sur le domaine, j’écoute davantage que je ne parle. J’aime être sur le terrain, et me consacrer à l’analyse des terres. Nous travaillons de concert pour arriver au goût, à la fragrance et à la couleur qui nous plaisent. C’est un travail collectif avant tout.
Pourquoi avoir choisi de faire un rosé ?
Nous avions l’idée de produire un vin rouge, mais la vigne a connu dès les premières années un pic de croissance extraordinaire. Elle poussait de partout, c’était fou. Nous ne voulions pas produire de rouge dès le départ, et nos réflexions nous ont menés à envisager un rosé. Ce n’était pas le vin vers lequel je comptais me tourner de prime abord, n’étant pas un grand consommateur de rosé moi-même. Ce qui était certain, en revanche, c’était qu’il y avait quelque chose à faire. Étant donné que le nom du domaine est une contraction des prénoms de mes deux fils (Léon et Oscar, NDLR), j’ai nommé cette cuvée rosée Augusta, qui est le prénom de ma mère. Nous avons produit 3 500 bouteilles dès la première année, 25 000 la deuxième.
Le vin rosé est parfois considéré comme peu sérieux, réservé à la période estivale. Assumez-vous cette image de légèreté ou souhaitez-vous au contraire vous inscrire dans ce que l’on appelle les rosés de gastronomie ?
J’ai l’impression que c’est ce que nous arrivons à faire. La preuve, lorsque nous l’avons dégusté dernièrement, personne n’a demandé de glaçons ! Notre rosé s’inscrit très bien dans un champ gastronomique.
Comment définiriez-vous Augusta ?
Je n’ai sans doute pas les adjectifs consacrés pour le définir, mais je le trouve délicieux. La bouteille est très agréable à prendre en main, le vin a une robe pâle, un nez fruité et floral très agréable, et une légère amertume en bouche. Je lui trouve aussi un côté très rassurant.
Quelles sont, en dehors du sud, vos vignobles de prédilection ?
La Bourgogne d’abord. Goûter une romanée-conti est un cadeau divin. J’aime également beaucoup les rullys et les mercureys. Dans la Vallée du Rhône, j’aime les côtes-rôties, ainsi que la syrah, qui offre un éventail très vaste en fonction de la sensibilité des vignerons. L’Hérault aussi, avec la Grange des Pères, bien entendu. Enfin Bordeaux, quelle que soit la rive. Sans oublier la Napa Valley, où je me rends régulièrement, et qui produit aujourd’hui des vins exceptionnels.
Envisagez-vous un développement à l’international ?
S’il y a du potentiel, pourquoi pas. Il faut que l’histoire soit intéressante. Il est toujours très flatteur de participer au patrimoine français. Une huile d’olive arrive très vite au sommet, tandis que le vin, c’est une autre histoire. Il faut des années pour qu’il soit reconnu. Ce sont mes enfants qui entendront peut-être parler un jour des vins de Léos comme de «grands» vins.
Aujourd’hui, vous êtes acteur et chanteur avant d’être vigneron. Pensez-vous à terme que cela pourrait changer ?
Non, je suis acteur et chanteur à vie. Ce que je fais à côté, c’est par passion, et j’essaie par conséquent de bien m’entourer. Je ne pourrais pas me substituer à mon équipe. Par moment, je peux avoir quelques compétences, mais pas au point de m’improviser vigneron !
Quels sont les projets à venir pour le domaine ?
Nous nous agrandissons, avec plus de vignes et plus d’oliviers. J’ai aussi le projet de faire du vin blanc, et la question du cépage est encore en discussion : marsanne, grenache blanc, ou bien du rolle, que nous avons déjà. Notre vin rouge, quant à lui, sortira en 2024 ou 2025. Nous souhaitons prendre notre temps, afin de nous adapter au mieux au terroir et au climat.
News
Un événement musical mémorable : Patrick Fiori et Francis Cabrel, deux légendes de la chanson française, se produisent à l’occasion du 34e anniversaire de RFM à Issy-les-Moulineaux, le 6 juin 2015. Une soirée exceptionnelle pleine d’émotions, où leurs voix puissantes se mêlent à l’histoire de la radio.
Un événement musical mémorable : Patrick Fiori et Francis Cabrel, deux légendes de la chanson française, se produisent à l’occasion…
Révélations exclusives : Patrick Fiori se livre comme jamais dans une interview poignante, revenant sur Notre-Dame de Paris et les secrets qui ont marqué sa carrière. Entre souvenirs intimes et anecdotes inédites, l’artiste dévoile des facettes cachées de l’aventure qui a bouleversé sa vie professionnelle et personnelle.
Révélations exclusives : Patrick Fiori se livre comme jamais dans une interview poignante, revenant sur Notre-Dame de Paris et les…
Choc dans le monde de Alex Hugo : Samuel Le Bihan révèle avoir été victime du coronavirus, ce qui a entraîné l’interruption de la série pendant un mois. Un témoignage bouleversant, où l’acteur parle de ses luttes personnelles contre la maladie et des conséquences inattendues sur le tournage.
Choc dans le monde de Alex Hugo : Samuel Le Bihan révèle avoir été victime du coronavirus, ce qui a…
Samuel Le Bihan se livre sans filtre : dans une interview poignante, il raconte comment l’autisme de sa fille a bouleversé son quotidien et celui de sa famille. “Jamais je ne serai écrasé par cette maladie”, confie-t-il, tout en évoquant les moments de lutte intense et d’espoir inébranlable.
Samuel Le Bihan se livre sans filtre : dans une interview poignante, il raconte comment l’autisme de sa fille a…
Dans une interview exclusive, Samuel Le Bihan se confie sur son rôle de co-fondateur d’Earthwake. L’acteur, désormais engagé dans la lutte pour l’environnement, évoque les défis et les espoirs liés à cette initiative qui vise à protéger la planète. Une conversation passionnante sur son nouveau combat.
Dans une interview exclusive, Samuel Le Bihan se confie sur son rôle de co-fondateur d’Earthwake. L’acteur, désormais engagé dans la…
Evelyne Dhéliat, figure emblématique de la météo, évoque la fin imminente de sa carrière avec une émotion palpable : “Tout a une fin”, confie-t-elle. À 77 ans, elle se remémore un parcours sans regrets, assurant n’avoir “jamais ennuyée une seconde”. Un témoignage touchant sur une carrière exceptionnelle.
Evelyne Dhéliat, figure emblématique de la météo, évoque la fin imminente de sa carrière avec une émotion palpable : “Tout…
End of content
No more pages to load