« En coulisses, un secret soigneusement gardé : Patrick Bruel se lance dans un nouveau défi colossal en Provence, un projet si ambitieux qu’il pourrait bouleverser l’équilibre de toute la région, surprendre ses fans et inquiéter ses rivaux – une aventure qui s’annonce explosive. »

🎭 En coulisses : Patrick Bruel se réinvente en hôtelier en Provence

Il y a des artistes qui semblent n’avoir qu’une seule vie, entièrement vouée à la musique. Et puis il y a Patrick Bruel. L’homme aux mille visages – chanteur adulé, acteur reconnu, joueur de poker aguerri, producteur d’huile d’olive – surprend encore. Cette fois, c’est dans un décor inattendu qu’il ouvre un nouveau chapitre de sa vie : l’hôtellerie.

Nous avons eu l’immense privilège de le suivre en exclusivité, à L’Isle-sur-la-Sorgue, ce village du Vaucluse qu’il a choisi comme refuge depuis plus de quinze ans. À quelques heures de l’inauguration de son tout premier hôtel, Patrick Bruel se confie, entre émotion, pression et excitation.

Une Provence intime

Quand il descend dans les ruelles pavées, saluant les commerçants par leur prénom, on comprend vite que Bruel n’est pas ici une star, mais presque un voisin parmi d’autres. Pourtant, derrière les sourires, il cache une fébrilité inhabituelle. « J’ai chanté devant des stades pleins, j’ai tourné dans des films, mais ouvrir un hôtel… c’est un trac d’une autre nature », nous avoue-t-il, un brin nerveux.

Un projet mûri en secret

Depuis plusieurs années, l’idée trottait dans sa tête. Sa passion pour l’art de vivre provençal – ses marchés, ses senteurs, ses oliviers – l’a naturellement conduit vers ce projet. « Je voulais créer un lieu qui me ressemble, un endroit de partage et de sérénité », explique-t-il.

Le choix du bâtiment n’a rien d’anodin : une ancienne bastide du XVIIIᵉ siècle, rénovée avec soin, transformée en un écrin d’élégance où tradition et modernité se rencontrent.

Les derniers préparatifs

À quelques heures de l’ouverture officielle, l’effervescence est palpable. Dans le hall encore parfumé de peinture fraîche, Patrick circule, attentif au moindre détail : un coussin mal placé, une lumière trop vive, une note florale qui manque dans le bouquet de lavande posé à l’accueil.

« Je suis perfectionniste, je ne peux pas m’en empêcher », sourit-il en redressant un cadre accroché au mur. Ses collaborateurs acquiescent. « Patrick est impliqué dans tout, de la carte du restaurant jusqu’au choix des draps », confie l’architecte d’intérieur.

Entre stress et excitation

L’ouverture d’un hôtel n’a rien d’une simple formalité. « Quand on monte sur scène, on connaît son public. Ici, je ne sais pas qui viendra, ni ce qu’ils attendront vraiment. C’est une autre forme de mise en danger », avoue Bruel.

Pourtant, cette incertitude semble être son moteur. Après des décennies passées à se réinventer, ce défi supplémentaire prouve une fois de plus son insatiable curiosité.

Un lieu pensé comme une maison d’amis

Plutôt qu’un hôtel impersonnel, Bruel a voulu une atmosphère chaleureuse, presque familiale. « Je voulais que les gens se sentent comme chez eux, avec un supplément d’âme », insiste-t-il.

Chaque chambre a été décorée différemment, mêlant mobilier chiné sur les brocantes de L’Isle-sur-la-Sorgue et touches contemporaines. Le restaurant propose une cuisine méditerranéenne inspirée des produits locaux, tandis que le jardin, planté d’oliviers et de cyprès, invite au farniente.

L’ombre des oliviers

Ce projet n’est pas sans rappeler son autre passion provençale : l’huile d’olive. Producteur depuis quelques années, il a déjà conquis le palais des connaisseurs. Ses bouteilles trônent fièrement dans l’espace boutique de l’hôtel. « C’est cohérent, tout est lié : la Provence, l’authenticité, le plaisir de partager », résume-t-il.

Une inauguration sous tension

À la veille de l’ouverture, la pression monte. Journalistes, curieux et amis proches sont attendus. L’agenda est serré, les équipes sous tension. Mais Bruel garde le sourire, distribuant accolades et encouragements.

« L’inauguration, c’est un peu comme une première au théâtre », confie-t-il. « On ne sait jamais exactement comment le public va réagir. »

Le défi d’une nouvelle vie

Pourquoi se lancer dans l’hôtellerie alors que sa carrière artistique est encore florissante ? Bruel répond sans détour : « Je n’ai jamais aimé rester dans ma zone de confort. Chaque fois que j’ai tenté autre chose, certains ont douté. Mais moi, j’ai besoin d’apprendre, de me surprendre. »

Ce nouvel hôtel n’est pas un simple caprice de star, mais l’aboutissement d’une réflexion plus profonde : comment continuer à créer du lien, au-delà de la scène et des écrans.

Un pari sur l’avenir

Alors que la Provence s’endort sous un ciel constellé d’étoiles, Patrick Bruel, lui, reste éveillé. Il refait le tour des chambres, s’assied un instant dans le patio, respire l’air nocturne. Demain, son rêve prendra vie.

L’artiste, devenu hôtelier, s’apprête à accueillir ses premiers hôtes. Un nouveau chapitre, une nouvelle aventure, une nouvelle scène.

Et peut-être, le plus beau rôle de sa carrière : celui d’un homme qui ouvre sa maison – et son cœur – au monde.