82 ans et très affaibli : Thomas Dutronc craque en parlant de son père Jacques – “Il ne peut plus bouger…”

🎸 Thomas Dutronc face au temps : “Je ressens l’urgence de passer du temps avec mon père”

Il a 82 ans.
Il fume moins. Il boit moins. Il rit toujours, parfois dans sa barbe.
Et désormais, il vit chez son fils.

Jacques Dutronc, le dandy désinvolte de Il est cinq heures, Paris s’éveille, celui qui chantait les cactus avec insolence et l’ironie du monde avec panache, vit désormais dans la maison de Monticello, en Corse, aux côtés de son fils, Thomas.

Une décision qui n’est pas seulement logistique.
C’est un choix de cœur, de nécessité, d’amour.
Et surtout : d’urgence.

🏡 Un retour aux racines — et aux liens

« Mon père habite désormais chez moi », confie Thomas dans Gala.
Pas dans un appartement aménagé. Pas dans une maison de retraite.
Mais chez lui, dans la maison corse que lui a laissée Françoise Hardy, sa mère.

« C’est un squatteur, il n’a jamais eu d’appartement ! » plaisante-t-il, la tendresse dans la voix.

Ce changement de vie en dit long.
Thomas veut être là. Pas dans des mots. Mais dans la présence.
Parce que le temps file. Et que les regards, les silences, les moments simples deviennent plus précieux à mesure que les jours passent.

« Papa a 82 ans. Même s’il fait attention à lui, je ressens l’urgence de passer du temps à ses côtés. »

🤝 Une pudeur générationnelle, un amour évident

Entre les Dutronc, on parle peu.
Du moins, pas avec des phrases longues et des effusions.
Jacques, comme son propre père avant lui, ne verbalise pas ses émotions.

« Ils ne parlaient que des faits ou de la météo », sourit Thomas.

Mais parfois, l’amour s’exprime autrement. Dans un regard. Un silence partagé.
Ou dans le fait de venir vivre chez son fils, sans dire “j’ai besoin de toi”.

« Il me l’a dit sans me le dire », glisse Thomas.
Et cette phrase-là vaut tous les “je t’aime”.

🧬 Entre pudeur paternelle et franchise maternelle

S’il tient de son père l’élégance discrète, l’humour feutré, Thomas Dutronc reconnaît que c’est sa mère, Françoise Hardy, qui lui a transmis le goût de la parole franche, directe, humaine :

« Ma mère était spontanée. Elle allait droit aux sujets importants. »

Et c’est peut-être cet équilibre-là, entre la pudeur de Jacques et la lucidité de Françoise, qui a fait de Thomas un homme sensible, à fleur de cordes et de mots, capable de dire ce que d’autres préfèrent cacher.

💬 “Le bonheur, c’est l’amour.”

Interrogé par La Provence, Thomas livre aussi sa définition du bonheur, empreinte d’une sincérité rare dans le monde du spectacle :

« Ce n’est pas que l’argent. C’est la sérénité. C’est la chaleur humaine. C’est pouvoir dire ce qu’on a sur le cœur aux gens qu’on aime. Le bonheur, c’est l’amour. »

Ces mots prennent un sens particulier quand on sait combien les non-dits ont pesé dans sa lignée masculine.
Aujourd’hui, Thomas semble briser cette chaîne du silence, non pas en criant, mais en accueillant. En restant. En aimant.

🎶 Un père, une légende, un homme

Jacques Dutronc, malgré les années, reste une légende.
Mais pour Thomas, il est d’abord un père fragile, drôle, imprévisible.
Un homme dont il veut profiter pleinement, tant qu’il est là.

Et dans cette maison corse, entre les souvenirs de Hardy et les chansons qui flottent dans l’air, c’est une forme de réparation douce qui s’opère.

💞 “Je ressens l’urgence…” — Une phrase simple, mais immense

Pas besoin d’effets.
Pas besoin de violons.
Il suffit de cette phrase, glissée dans une interview, pour comprendre l’amour immense d’un fils pour son père :

« Je ressens l’urgence de passer du temps avec lui. »

C’est une phrase pour les âmes sensibles.
C’est une phrase pour les enfants devenus grands.
C’est une phrase pour tous ceux qui ont un parent qui vieillit, et qui comprennent que le seul luxe qui vaille, c’est celui du temps partagé.