J’ai vécu le concert de Kendji Girac depuis la scène : 60 minutes dans la peau d’une star au V and B Fest’
Une marée humaine, des dizaines de milliers de bras levés et de téléphones scintillants dans la nuit naissante. Au centre de cette galaxie éphémère, une énergie folle, presque palpable, qui converge vers un seul point : la scène. C’est le spectacle qu’offre le V and B Fest’, l’un de ces rendez-vous musicaux où la ferveur populaire prend tout son sens. Ce soir-là, la tête d’affiche n’est autre que Kendji Girac. Et par un incroyable concours de circonstances, nous n’allons pas vivre ce moment comme tout le monde, depuis la fosse, mais de l’intérieur, au cœur du réacteur. Récit d’une heure hors du temps, entre les coulisses et la scène, là où la magie opère.
L’effervescence des coulisses : le calme avant la tempête
Tout commence bien avant les premières notes de “Color Gitano”. L’arrière-scène est une véritable fourmilière. Techniciens en noir, régisseurs talkie-walkie greffé à l’oreille, membres de la production courant dans tous les sens… un ballet incessant et parfaitement orchestré. L’atmosphère est électrique, un mélange de concentration extrême et d’excitation contenue. Au milieu de ce tumulte organisé se trouve la loge de l’artiste. La porte est entrouverte, laissant échapper quelques bribes de conversation, des rires, le son d’une guitare que l’on accorde.
Kendji est là, entouré de son cercle rapproché. Loin de l’image exubérante qu’on lui connaît sous les projecteurs, l’homme est posé, presque serein. Il plaisante avec ses musiciens, partage une anecdote, mais dans son regard, on perçoit déjà cette fameuse “bulle”. C’est un état de concentration que seuls les artistes habitués aux très grandes scènes semblent maîtriser. Un mélange de trac, qu’il avouera plus tard ne jamais le quitter, et d’une immense hâte d’en découdre avec ce public qui l’attend. “Chaque soir est différent, chaque public a sa propre énergie. Tu ne peux jamais rien prendre pour acquis”, nous confie-t-il dans un sourire, quelques minutes avant le grand saut.
Le temps s’accélère. L’intro du concert résonne déjà dans tout le festival, un grondement sourd qui fait vibrer le plancher des coulisses. Un dernier check avec l’ingénieur du son, une tape amicale sur l’épaule de ses guitaristes, et le voilà qui se dirige vers l’entrée de la scène. Le chemin est court, à peine quelques mètres dans une semi-obscurité, mais il semble chargé d’une intensité folle. C’est le dernier sas de décompression avant l’immersion totale.
Le choc : monter sur scène face à 40 000 personnes
Et puis, c’est le noir complet, suivi d’une explosion de lumière et d’un mur de son. Le cri de la foule est assourdissant, une vague sonore qui vous submerge et vous coupe le souffle. Monter les quelques marches qui mènent à la scène, c’est comme entrer dans une autre dimension. La réalité se déforme. La masse anonyme de la fosse se transforme en une mer de visages individuels, tous tournés vers vous, les yeux brillants d’attente et de joie. C’est à la fois terrifiant et incroyablement exaltant.
De là-haut, la perspective est vertigineuse. On comprend instantanément la puissance du lien qui unit un artiste à son public. Kendji, lui, est dans son élément. Dès la première seconde, il s’approprie cet espace immense. Il court, danse, harangue la foule avec une aisance déconcertante. Sa voix, claire et puissante, porte sans effort au-dessus du vacarme. Il n’est plus le jeune homme calme des coulisses, il est devenu le performeur, le showman, celui pour qui des dizaines de milliers de personnes ont fait le déplacement.
Être à ses côtés à ce moment précis est un privilège rare. On observe les regards complices échangés avec ses musiciens, ces micro-signaux que seul le groupe peut comprendre et qui dictent le rythme du spectacle. On ressent les vibrations de la basse qui parcourent le corps, on voit la sueur perler sur son front sous la chaleur écrasante des projecteurs. C’est une expérience sensorielle totale, bien plus intense que tout ce que l’on peut imaginer depuis le public.
L’œil du cyclone : la communion et l’émotion
Pendant une heure, le spectacle est un enchaînement de tubes repris en chœur par la foule. “Andalouse”, “Les Yeux de la Mama”, “Tiago”… chaque morceau est une décharge d’émotion collective. Le moment le plus poignant reste sans doute l’interprétation de “Les Yeux de la Mama”. Les lumières se tamisent, ne laissant qu’un halo sur Kendji et sa guitare. Le silence se fait presque, respectueux, avant que des milliers de voix ne s’élèvent pour chanter à l’unisson. De la scène, le spectacle est à couper le souffle : une forêt de lumières de téléphones qui ondoie doucement, comme des lucioles dans la nuit. L’émotion est palpable, sur les visages dans le public, mais aussi sur celui de l’artiste, visiblement touché par cette communion.
Vivre cela de l’intérieur permet de saisir la dualité de l’artiste. Il y a le Kendji showman, qui maîtrise parfaitement les codes de la scène, et il y a l’homme, qui se laisse submerger par l’émotion brute que lui renvoie son public. C’est cette sincérité qui, sans doute, constitue la clé de son succès phénoménal. Il ne triche pas. Il donne tout, et le public le lui rend au centuple.
Le concert s’achève dans une dernière explosion d’énergie. Les dernières notes résonnent encore que Kendji, épuisé mais radieux, salue une dernière fois la foule avant de s’engouffrer en coulisses. Le retour à la réalité est brutal. Le silence relatif des backstages contraste violemment avec le bruit et la fureur de la scène. L’adrénaline mettra du temps à redescendre. Sur les visages de l’équipe, la fatigue se mêle à la satisfaction du travail accompli.
Cette immersion exceptionnelle restera gravée comme une expérience unique. Elle aura permis de voir au-delà du spectacle, de toucher du doigt la mécanique complexe et humaine qui se cache derrière une performance de cette ampleur. Car si la musique est au cœur de tout, c’est bien la passion, le travail et un lien indéfectible avec le public qui transforment un simple concert en un souvenir inoubliable pour des milliers de personnes. Et pour un soir, nous en faisions partie.
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